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Jérôme BENBIHI

Manager bienveillant : une perle rare !

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Les « mauvais patrons », ou « mauvais managers », sont la première cause de départ de l’entreprise pour un employé, d’après Gallup.

Des arrêts maladie à répétition, des conflits internes, turn-over… très probablement l’équipe est gérée par un mauvais manager qui n’a pas de talent pour fédérer l'équipe. Et qui paie les frais ? Tout le monde, par effet domino, en commençant par les collaborateurs devenus stressés, démotivés, tristes… jusqu’à l’entreprise qui, dans un contexte économique hyper-concurrentiel a besoin de collaborateurs performants, efficaces et productifs, et non pas de gens terrorisés ou souffrants, qui arrivent au travail avec une boule au ventre.

Mais si un bon nombre d’entreprises arrive à ce constat, il faudra réfléchir à la question qui recrutons-nous en tant que manager de l’équipe. Voici quelques exemples évoqués par C. Lebeau, consultante en management. 

Le "Super Expert" : celle ou celui qui excelle à un poste opérationnel et qui voit son évolution professionnelle passer par la voie « royale » du management. Sûrement expert dans son domaine de compétences, lorsqu’il devient responsable d’une équipe, il se retrouve par contre le plus souvent démuni et son manque de compétences managériales peut entraîner des conséquences désastreuses sur la motivation et l’équilibre de son équipe. "L’opportuniste" :  celle ou celui qui va, le plus souvent grâce à sa « proximité » avec le chef ou les « décideurs », bénéficier d’un coup de pouce pour occuper une fonction pour laquelle il ne dispose pas à l’évidence des qualités ou du potentiel de savoir / savoir-être / savoir-faire idéal pour le poste.

Alors tout comme dans le recrutement de commerciaux, ingénieurs, comptables ou chefs de projet, le recrutement d’un manager ne devrait-il pas être considéré comme un métier à part entière plutôt qu’un statut ? Car le "bon" manager est censé être en capacité à échanger, fédérer et guider l’équipe. Il est doté de vertus telles que la bienveillance, l’ouverture aux autres, l’altruisme, l’assertivité, l’honnêteté, le courage. Il doit être capable d'adapter son management à chaque membre de l'équipe, de faire un feedback régulier, de donner des explications et de fixer des objectifs atteignables. Le "bon" manager est une perle rare ! C’est un manager bienveillant qui encadre ses collaborateurs sans être un facteur de stress supplémentaire. Il s’agit d’encourager les employés à se dépasser, à leur faire confiance par une juste dose d'autonomie. 

D’après Lori Goler, la Directrice des Ressources Humaines de Facebook, les qualités d’un « bon manager » sont les suivantes :

  • Etre attentif à chaque membre de l’équipe 
  • Créer des opportunités de croissance 
  • Donner des explications et fixer des objectifs réalistes
  • Faire un feedback régulier 
  • Fournir une aide précieuse 
  • Rendre l’équipe responsable de sa réussite 
  • Reconnaître quand le travail est bien fait.

Mais pourquoi avons-nous souvent l’impression que ces éléments de « savoir-être » soient si rares chez nos managers ? Depuis quelques années le mot  « Bienveillance » est à la mode, mais est-ce une réalité dans les entreprises françaises ? Combien admettent la présence d’un manager qui harcèle (qui vous traque, qui scrute tout ce que vous faites…) ? Ou un manager non-équitable qui a des employés « préférés » avec lesquels il n’a pas les mêmes exigences qu’avec les autres ? Ou un manager stressant, ou indiscret, ou de mauvaise foi, qui n'admet jamais qu’il a tort, et surtout qui ne peut pas concevoir que vous ayez raison. Au contraire, le manager bienveillant crée un taux d’engagement plus fort des équipes, un sentiment de justice, et surtout, de l’envie.  Selon une étude de Gallup, un manager qui témoigne de la considération, qui propose son aide et est à l’écoute, qui donne du feedback, encourage et responsabilise, fait chuter le risque pour ses collaborateurs de désengagement à seulement 1% (au lieu de 70%).

Le manager bienveillant, en résumé, permet d’établir une relation équilibrée au sein d’une équipe. Nous passons beaucoup de temps en entreprise, pourquoi ne pas essayer d’en faire un endroit agréable dans lequel nous pourrions véritablement nous épanouir ?

 

 

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