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Jérôme BENBIHI

Les attentes des salariés à l’égard de l’entreprise

 

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Qu'attendent les employés français de leur entreprise ? Quel est leur niveau de motivation dans leur travail ? Les entreprises penses-elles au bien-être de leurs employés ? La réponse à ces questions se trouve dans l’étude « Les salariés et les nouveaux enjeux du travail : projections et attentes à l’égard de l’entreprise », menée par Salesforce en partenariat avec BVA. Cette enquête a été réalisée du 14 au 19 mars 2018, auprès d’un échantillon de 1202 salariés, représentatif de la population salariée âgée de 18 ans et plus. 

Résultats :

Le bien-être au travail est la priorité n°1 des salariés français (59%), juste devant le pouvoir d'achat (58%) et les conditions de travail (56%). Mais, si le bien-être au travail est la première priorité des salariés français, pourquoi grand nombre d’entreprises néglige toujours cet aspect ? Comme le dit Olivier Derrien, Directeur Général de Salesforce, " le bien-être est jugé sur les actions quotidiennes, pas sur les discours. Mais de nombreuses entreprises qui se disent libérées sont une catastrophe, car le contrôle y reste en réalité très présent ".

En effet, 51% des sondés considèrent que l’entreprise ne tient pas suffisamment compte de leurs demandes concernant la flexibilité (télétravail, horaires aménagés ou autres) et 35% d’entre eux se voient refuser le droit de faire du télétravail alors qu’ils le souhaiteraient. 45%, ou un salarié sur deux souffre d’un manque de reconnaissance. Les salariés du secteur public se montrent davantage insatisfaits de la reconnaissance dont ils bénéficient (52% contre 42% des salariés du privé). 54% des salariés estiment que leur entreprise n’accorde pas suffisamment d’importance à la transmission des savoirs (formations, évolution…).

La motivation joue un rôle déterminant dans la mobilisation des salariés au sein de leur entreprise, pour accomplir leur travail. Or, près d'un salarié sur cinq déclare ne pas trouver d'intérêt à son travail, et parmi les cadres : un sur dix est concerné par ce manque d'intérêt (12%), et 25% chez les fonctionnaires.

Qu’est-ce qui motive les salariés ? Parmi les facteurs importants : le fait d’avoir un bon manager (42%) ou d’évoluer au sein d’une petite entreprise (44%). Puis, le rôle social et la place accordée à l’humain sont des éléments moteurs dans l’intérêt des salariés. L'étude constate en outre que face à la mutation des entreprises, à la banalisation de l'automatisation et à l'imminence de l'Intelligence Artificielle, les métiers et les organisations, non seulement se transforment mais suscitent de profondes incertitudes. Ainsi un tiers des salariés se disent inquiets des évolutions du monde du travail quand un autre tiers se déclare impatient. 

" Une immense majorité des répondants se sent directement concernée par ces évolutions : pour 56% d'entre eux, leur métier n'existera plus ou sera de moins en moins exercé dans 15 ans. C'est dire à quel point il est plus que temps de faire acte de pédagogie ! La formation continue comme initiale est plus que jamais un sujet d'importance majeure pour le bon développement des salariés et, à travers eux, de nos entreprises ", constate Adélaïde Zulfikarpasic, Directrice de BVA Opinion.

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