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Jérôme BENBIHI

Télétravail et outils collaboratifs pour affronter les grèves

 

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"Problème de transport pour vous rendre sur votre lieu de travail ? Pensez au télétravail" : c'est le conseil du gouvernement, publié sur son compte Twitter au premier jour de la grève perlée de la SNCF qui a prévu de faire durer le mouvement jusqu'à fin juin. De nombreuses entreprises ont décidé d’y avoir recours, d’autant plus que son usage a été facilité par la loi travail adoptée en 2017. Si la mise en place du télétravail nécessitait auparavant un avenant au contrat de travail et une régularité, il peut désormais être mis en œuvre de façon ponctuelle en cas d’enfant malade ou de grève, notamment. Pour cela, il suffit d’un simple accord, écrit ou oral, entre l’employeur et le salarié. Par ailleurs, lorsqu’un employeur refuse d’accorder à un salarié le bénéfice du télétravail, il est tenu par la loi de justifier son refus. Cette disposition, ajoutée suite à la réforme du Code du travail, est destinée à faciliter la mise en œuvre du télétravail en évitant les refus abusifs.

Autrefois critiqué par les employeurs qui craignaient une baisse de productivité, le télétravail est désormais plébiscité parce qu’il permet un meilleur équilibre entre vie privée et vie professionnelle, et davantage d’efficacité. D’après une étude du cabinet Morar Consulting, réalisée dans 12 pays pour Polycom Inc., 62 % de la population active mondiale travaille selon une approche flexible. Par ailleurs, pour 61 % des télétravailleurs français, ces nouvelles méthodes de travail favorisent la productivité. Au niveau mondial, 98 % des sondés soulignent que le travail accessible en tous lieux aide à la productivité en entreprise. Et, selon une récente étude menée par l’Ifop pour le compte de Malakoff Médéric, un quart des salariés du privé en France travaille déjà, de façon exceptionnelle ou régulière, chez soi ou depuis un espace de travail partagé. Le télétravail est donc en train de se développer au sein des entreprises françaises. Toutefois, la réussite des projets en télétravail requiert des outils collaboratifs qui favorisent le partage, la communication et la synchronisation entre les équipes dispersées géographiquement. Grâce à ce type d'outils, on n’a pas besoin d'être dans les locaux de l'entreprise pour travailler. L'information est centralisée et accessible en permanence. Les documents disponibles dans la plateforme collaborative peuvent être modifiés en simultané, annotés, voire complétés par des mémos. Et, un point très important : la protection des informations est assurée. La collaboration se fait dans un cadre extrêmement sécurisé et avec une forte traçabilité sur les actions effectuées par chacun. À chaque étape - accès, stockage, partage, modification -, les données de l'entreprise sont contrôlées grâce à un ensemble de technologies et de paramètres de sécurité.

Les entreprises qui adoptent les nouveaux outils numériques n’ont désormais plus aucune raison de s’inquiéter des grèves ou des intempéries qui pourraient empêcher les employés de se rendre sur leur lieu de travail. Elles pourraient même encourager et développer le télétravail pour renforcer la productivité de l’organisation et améliorer le bien-être de leurs employés. Selon le rapport PwC "The future of work", 10 % des sociétés les plus importantes des États-Unis seront des entreprises "virtuelles" d'ici 5-10 ans, les bureaux étant occupés par moins de 10 % des salariés. Les entreprises ont donc tout intérêt à mettre à disposition de leurs collaborateurs les outils leur permettant de travailler à distance.

Article paru dans LinkedIn

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