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Jérôme BENBIHI

Le bonheur au travail

Qu’est-ce qui compte le plus au travail d’après vous ? Le bonheur et la bonne ambiance ? Ou le salaire et les perspectives de carrière ?

Depuis quelques années on assiste à un changement des priorités des employés. Si le salaire était le critère le plus important dans les choix de carrière, aujourd’hui le critère c’est le bonheur, l’amitié et le bien-être au travail.

Car, avec un mauvais climat de travail l’effort devient beaucoup plus difficile, les salariés travaillent avec beaucoup moins de plaisir et motivation, et votre société en pâtit forcément.

Managers, dirigeants, l’avez-vous compris ?

Les gens heureux sont plus performants professionnellement que les autres. Et ce qui contribue au bonheur au travail, ce sont notamment les relations humaines, l’ambiance de travail, et les résultats d’une entreprise.

Plusieurs études menées dernièrement ont démontré cette évolution des préférences des employés des nouvelles générations. Désormais, parmi les critères de carrière on peut mentionner les critères de responsabilité sociale d’entreprise, d’engagement et d’égalité au travail. Par exemple, une grande majorité de la génération Y souhaite que l’entreprise soit bonne pour la planète et pour la société. L’étude “Global Tolerance” révèle que 62% des jeunes ne veulent travailler que pour des entreprises et organisations qui cherchent à délivrer un impact environnemental et social positif. Une autre étude menée par Wildgoose auprès des salariés de 120 entreprises britanniques montre que le bonheur au travail est plus important que les salaires. Toutefois, les résultats varient en fonction du genre, du poste et de la taille de l’entreprise :

  • 81% des femmes déclarent que le bonheur au travail est plus important que le salaire, contre seulement 45% des hommes
  • 85% des managers, directeurs et autres exécutifs déclarent donner plus d’importance au salaire
  • 70% des employés, stagiaires et cadres non dirigeants déclarent que le bonheur est plus important que le salaire au travail
  • 69% des employés de PME mettent le bonheur en premier contre 56% des employés des grandes entreprises
  • les jeunes actifs (26 – 34 ans) et les travailleurs plus mûrs (55 – 64 ans) donnent le plus d’importance au bonheur. 82% des plus de 45 ans considèrent le bien-être au travail comme prioritaire par rapport au salaire.

Cela montre que plus on avance dans sa carrière, plus l’on revoit ses priorités et l’on accorde de l’importance au bonheur au travail.

  • 57% des interrogés déclarent qu’avoir un bon ami au travail rend la vie de bureau plus agréable, tout en augmentant la productivité et la créativité au travail
  • 12% des salariés déclarent ne pas avoir de bon ami au travail mais qu’ils aimeraient en avoir un

C’est évident que les employés sont plus motivés pour aller travailler quand ils savent qu’ils pourront y plaisanter et partager des bons moments avec ses collègues.  D’après une étude Opinion Way, quand on demande aux Français pour quelle raison ils pourraient quitter leur travail, la première motivation qui ressort est un conflit avec un supérieur ou des collègues insupportables.

On passe beaucoup d’heures au travail, il est donc primordial que l’ambiance soit agréable. Le cas échéant, en tant que manager ou dirigeant, il pourra être pertinent de penser à une réorganisation d’équipes qui ne fonctionnent pas.

Ecoute, dialogue, un bon management, respect et ouverture d’esprit sont donc les outils qui vous permettront de favoriser une bonne ambiance. Et cela dépend du management, tout le monde préfère des supérieurs compétents, motivants et attentifs.

Par ailleurs, le meilleur moyen de nouer des liens avec ses collègues est de boire un verre de temps en temps à l’extérieur du travail, confirment 30% des employés enquêtés par Wildgoose. Ils estiment également que pratiquer un sport avec ses collègues entretiendrait la bonne entente et les bonnes relations. Et, même la simple possibilité de profiter sur son lieu de travail d’un lieu de détente où discuter, manger, prendre un café ou faire une activité de détente.

Combien sont donc les entreprises qui ont créé un climat propice à l'épanouissement de leurs salariés et donc de leur chiffre d'affaires ? Combien sont les entreprises ayant pris en compte cette évolution des mentalités, moins financières et plus humaines ?

Enfin, le développement personnel, le management, la reconnaissance, des conditions de travail et un environnement adaptés, l’adhésion aux valeurs de l’entreprise, le bonheur au travail : voilà les facteurs de bien-être et donc d’épanouissement au travail. Un épanouissement qui passe par la capacité à répondre à ses besoins financiers, mais surtout le sens que l’on donne à son métier, l’ambiance au travail, et les relations que l’on tisse au bureau.

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